lundi 16 mai 2016

Voulons-nous une démocratie ?

Un internaute formule cette question de la manière suivante :

"A la question "Sommes-nous en démocratie ?" J'aimerais ajouter "Voulons-nous être en démocratie ?". Autrement dit la démocratie est-elle la forme de gouvernement que nous devons rechercher à tout prix ? En plaçant la démocratie comme un but nécessaire à atteindre nous occultons de notre champs de réflexion tout autre forme de gouvernance ou d'organisation sociétale. La sociocratie par exemple est un modèle dont nous pourrions nous inspirer même si elle atteint certaines limites dans les systèmes à grande échelle."


Le désert démocratique

Démocratie, sociocratie ? Quelle différence entre le peuple et la société ? La société est un système émanant du peuple, un système d'ensembles de cellules faisant partie d'un organisme global. On peut le décomposer de la sorte : l'individu, la famille, la communauté, la région, la nation. Des organes institutionnels régulent la coordination de ces ensembles interdépendants. La sociocratie prend en compte cette notion d'ensembles. Un corps sain fait preuve d'une hiérarchie motricielle où chaque partie de son être importe. Un cerveau malade ne peut qu'être préjudiciable à l'ensemble. Actuellement, notre corps social ne respecte pas la hiérarchie naturelle. Le cerveau refuse les signaux envoyés par le reste du corps, et s'obstine à lui ordonner des mesures allant à l'encontre de sa bonne marche. Notre survie tient à changer l'état d'esprit qui nous gouverne. Cet état d'esprit est sous l'emprise de stupéfiants politiques aux dépendances financières létales. La corruption institutionnelle atteint un niveau alarmant. Le gouvernement répond à des contingences étrangères hostiles que ne peut plus réguler le corps social, qui perd sa vigueur et son autonomie.


Avant-après une cure d'austérité

Changer notre régime devient une urgence, mais quelque que soit le régime, quelque soit la forme de gouvernance, c'est la qualité des hommes au pouvoir qui compte, pour le meilleur et pour le pire. La question est : quel est le meilleur système pour mettre les bonnes personnes au pouvoir ? C'est-à-dire des individus intègres et compétents, sans conflits d'intérêt ni intentions malhonnêtes. Être un bon parent, un bon chef d'entreprise, une personne de pouvoir et de confiance. Définir un cadre constitutif respecté de tous, avec des règles claires qui ne peuvent être transgressées à volonté, est nécessaire mais non suffisant. Aujourd'hui le cadre institutionnel incite à la corruption, il en faut un qui incite à la vertu.


Un système sociocratique présente des idées intéressantes comme celle d'avoir des élections sans candidat, de désigner des représentants de confiance de son entourage, estimés les plus adaptés à cette fonction, sans avoir à passer par des professionnels de la politique. Un tirage au sort peut être couplé à ce système dans la constitution d'assemblées législatives. La représentativité doit s'organiser localement, par l'initiative de chacun. Le lien social entre élus et population doit être reconstruit, afin de pouvoir connaître et s'adresser directement aux élus si nécessaire. Que ce soit en hiérarchie pyramidale ou en sphères décisionnelles concomitantes, aucune mesure importante ne doit être votée par quelques personnes dans un hémicycle vide, ou traitée arbitrairement comme la loi du travail.

Un Etat peut exister de manière autonome, comme ça a été le cas en Belgique sans gouvernement effectif. La maintenance des institutions se fait automatiquement, et chacun vaque à ses occupations sans se soucier de nouvelles mesures nationales, comme dans un avion sans pilote dont la trajectoire est fixe. Cette anarchie harmonieuse requiert une situation stable, ce qui n'est pas le cas de la mondialisation rampante et de ses enjeux. Une prise de pouvoir globale est en cours, et nous avons à sortir des rôles qui nous ont été assignés.

La nation permet un pouvoir central fort qui doit être orienté dans un but civilisationnel approuvé par l'ensemble de la population. Tout pouvoir est utile s'il est employé avec justesse et discernement. Les bras de la nation doivent se défaire de leurs chaînes et se débattre face à l'adversité. Nous ne devons pas présenter une Gaule divisée face à l'invasion d'une République romaine. La nation protège. Ses institutions sont démembrées progressivement par ses représentants. La préservation de l'avenir de chacun d'entre nous passe par le sauvetage de la nation. Cela demande une organisation efficace et soudée. Nous ne serons jamais tous d'accord sur le choix d'un chemin unique, mais une action groupée est indispensable. Si aucun mouvement uni n'émerge du brouhaha des aspirations de chacun, le bateau coulera dans les abysses froides de l'Histoire, ou tombera aux mains de pirates plus extrêmes les uns que les autres. Si la loi du plus fort prévaut, celle du nombre fait poids. Les prédateurs sont à l'oeuvre, des meutes rôdent, isolant les brebis égarées, attendant le moindre écart des mouvements de masse. Ils sont organisés, pas nous. Un mouvement sans tête s'apparente à un banc de harengs exposé aux filets et aux prédateurs naturels. Sa défense est limitée et son initiative est nulle.

"Le fait de désigner des maîtres au lieu de voter des lois est une imposture politique. Nous ne sommes pas en démocratie." E. Chouard

Un initiateur, comme Etienne Chouard et sa démocratie par tirage au sort, peut désirer se mettre en retrait, et se fondre dans un mouvement collectif, mais c'est par son initiative personnelle que son message s'est fait entendre. Être un initiateur est aussi ne pas avoir peur de passer pour un rêveur. C'est oser se projeter dans l'avenir. C'est s'essayer à être visionnaire, à s'exprimer publiquement, à faire partie des têtes émergentes pour inciter les autres à émerger, à faire croître un mouvement uni qui ne serait pas décapité à la moindre attaque malveillante. Un rêve n'est pas forcément une idée farfelue, ni une utopie, c'est avant tout une idée, l'aspiration à un idéal qui appelle sa réalisation. Une civilisation est une idée du vivre ensemble, et il ne tient qu'à nous de reconquérir les clés de ce jardin laissé en friche. Les graines sont semées, la pluie arrive, la germination demande une poussée vers le ciel, une sortie du terre-à-terre, une opposition à la gravité, une force de croissance vers un espace à conquérir, un vide à combler pour épanouir sa nature.

J'enjoins surtout le plus grand nombre à se fédérer pour sauver ce qui nous réunit encore, à sauver ce pour quoi nos ancêtres se sont battus. Pour qu'il y ait une chance d'un monde meilleur, il faut lui faire place, lui préparer un terrain fertile. Sauver notre futur, c'est sauver la terre sur laquelle on grandit, c'est sauver notre culture, c'est sauver notre nation ! Sans nation, sans famille, nous sommes la proie de tous les abus, d'intérêts étrangers ne souhaitant que notre asservissement, notre isolement, notre dépendance, notre soumission, voire notre remplacement et notre disparition.


Accroche-toi petit !

Les traîtres à la nation qui nous gouvernent doivent être défaits de leur statut. Différents défis se présentent devant cette issue inévitable. Ils ne pourront être relevés qu'ensemble, unis, et pas sous une fausse bannière opportuniste. La seule manière d'être certain d'oeuvrer sous la bonne bannière est de la confectionner nous-mêmes, avec des personnes aux intérêts communs, à la confiance réciproque. Tout profil politique connu, adoubé par les médias, est à éviter comme la peste. Le paysage politique est une composition trompeuse, confectionnée par des intérêts ploutocratiques, avec des partis aussi variés que démago, aux financements occultes, monopolisant toutes les tendances, associant des gens issus des mêmes écoles et mêmes castes. De gauche ou de droite, la politique menée garde le même cap. Cette horde d'habiles orateurs ne doit plus avoir droit de cité. Chaque homme dressant notre bannière doit être apte à exposer un parcours honnête, avec des personnes fiables répondant de son intégrité. Est-ce si difficile ? Regardez nos dirigeants. La plupart sont des escrocs avec des parcours d'escroc. Ils vendraient leur âme au plus offrant... et ce n'est pas nous. Le peuple se réduit pour eux à du bétail à rassurer avant la tonte. Il n'y a pas d'erreur dans le programme mené. L'erreur vient du crédit que l'on porte à leur parole. Montrez-moi votre famille, montrez-moi vos amis, et je vous dirai qui vous êtes.


T'es plutôt rouge ou bleu ? Brune ou blonde ?

Les dirigeants ne doivent plus être des inconnus élus sur leur bonne parole, sans compte à rendre. Plus personne ne veut entendre un Pujadas encenser la jeunesse d'un Macron "socialiste" made in Rothschild. La télévision ne doit plus servir de tremplin affectif unilatéral entre l'exploitant et son bétail. La publicité mensongère doit cesser.


Unis dans le même poulailler mondialiste ?

Et en raison de tout ceci, la réponse est oui. Nous voulons un principe démocratique effectif, nous voulons exercer un pouvoir sur notre destinée commune, nous voulons présenter à nos enfants un monde meilleur que celui qui nous a été confié. Et cela ne sera jamais le fruit des urnes et des candidats imposés par la finance.

mardi 26 avril 2016

Tchernobyl fête ses trente ans

Un nouveau sarcophage pour les futurs jeux nucléair-olympiques ?

En commémoration à l'accident de Tchernobyl du 26 avril 1986, des émissions sont diffusées un peu partout sur le sujet, comme autant de centrales nucléaires disséminées dans nos pays modernes. Un attentat, un séisme, une guerre, tout est sécurisé, on a confiance... Imaginez l'état de la planète si durant la Seconde guerre mondiale les centrales étaient déjà là... La gestion des déchets est un casse-tête hasardeux (s'ils ne sont pas simplement balancés au fond des mers). Le démantèlement est un fantasme de 25 à 100 ans par centrale.

Tchernobyl et Fukushima ont montré combien la technologie actuelle est incompétente pour faire face aux problèmes qui sortent des cadres théoriques, sans compter les erreurs humaines, la négligence, les malfaçons et les économies cachées sur les matériaux de conception. Quand on voit les décisions prises suite à ces catastrophes, et l'impact minimisé selon les nécessités politiques, on peut être rassuré pour l'avenir. Nous avons une épée de Damoclès aussi dangereuse et invisible que la radioactivité tapie sous la moquette de l'irresponsabilité générale.
On n'a pas fini de pleurer...

Les centrales ont fleuri en une période de paix inédite. Durant la guerre civile en Ukraine, des risques nucléaires importants se sont présentés. Personne ne viendra nous dire ce qui se passe quand des maladies dégénératives frapperont les populations. L'eau et la terre seront contaminés pour des générations et des générations. Est-ce du catastrophisme, du réalisme ? Qui sait ? Les catastrophes font partie de l'histoire, mais les gens de Fukushima se seraient bien passés du problème nucléaire après le tsunami (la centrale ayant été pourtant construite pour ce cas de figure), contaminant tout le Pacifique jusqu'à la côte ouest américaine. Les retombées en sont très mésestimées.

Enfin bref... Ne cherchons pas à défendre des décisions inconscientes, si ce n'est criminelles. Dans un doc d'Arte ils parlaient d'ingénieurs américains qui voulaient entreposer des déchets dans le Nevada. Ce qui leur avait échappé était le fait que la zone comportait un volcan... On peut aussi parler de déchets placés dans une mine de sel allemande qui devaient y dormir durant des siècles. Le sel s'effondre et les déchets menacent de contaminer les nappes phréatiques... Des opérations en cours tentent d'évaluer les dégâts... Tout est fait très sérieusement...
Pourquoi devrions-nous leur faire confiance ? Parce que c'est de la haute technologie et que des gros cerveaux s'en occupent consciencieusement avec un cahier des charges rassurant ? La sécurité y est aussi relative qu'une montgolfière préparée pour un voyage sur la lune. Ce sont des bombes à retardement. Quel est l'intérêt de parier ainsi nos vies ? La terre bouge, les hommes bougent, et les centrales restent, silencieuses, imposantes, opaques, aux bons soins de ses fidèles qui doivent veiller à contenir leurs ardeurs ravageuses en échange quelques émanations obscures. Le djihadisme n'est pas le seul danger, la religion du nucléaire l'est tout autant, si ce n'est plus.
Avoir une ou deux centrales sur notre petit territoire est déjà un risque, là tout le pays est quadrillé avec 19 centrales. Tous les pays ne sont pas aussi dépendants du nucléaire que nous. Ca ne représente que 20% de la production énergétique aux US, avec 104 réacteurs ! La pollution a bon dos. Je ne crois aucun argument des marchands de tapis au pouvoir. Le pétrole a été rendu indipensable, le nucléaire tout autant, les ogm sont appelés à l'être. Je ne suis pas contre le nucléaire dans l'absolu, mais son exploitation laisse trop à désirer, avec les conséquences que l'on connaît un tant soit peu. Ce qui rend son marché si juteux est le danger qu'il représente et la sécurité extrême qu'il requiert, avec l'exclusivité de notre expertise. Si la fusion froide devait être découverte, son exploitation serait bien moins rentable.
Prenons l'exemple du pétrole. On peut rouler à 100% avec de l'huile de tournesol, 0% d'émission polluante, et avec nos technologies actuelles. La culture de micro-algues servant à la production de carburant de substitution est tout à fait envisageable. Cours fixe à la ressource illimitée sans utiliser nos terres arables. Le coût de production semble prohibitif, mais aucune optimisation n'a été encore faite sur ce marché inexistant. Il n'y a qu'à comparer le prix des écrans plats en début de procution et celui d'aujourd'hui. Des transitions énergétiques sont envisageables, mais non voulues. Tout discours venant des autorités en place est à prendre avec la plus grande circonspection. Ce qui est vraiment indispensable est de reprendre les rênes d'un monde gouverné par des intérêts qui ne sont pas les nôtres.

lundi 21 mars 2016

Le silence des ondes et des morts


Paris sera toujours Paris, même avec des antennes sur la tête.

L'essor des antennes relais et la multiplication des réseaux s'intensifient dans l'indifférence générale. La récente installation des compteurs Linky d'EDF au coeur de nos foyers entraînent de nouvelles inquiétudes.

Ces craintes sont confrontées à la stratégie du doute scientiste de nos systèmes libéraux, où aucune preuve de dangerosité n'est suffisante aux yeux des experts mandatés. Le droit international ploutocratique jette aux ordures tout principe de précaution, sans aucun compte des souffrances et des morts. Le loup se déguise en mère-grand et tenter de le confondre en tête-à-tête débouchera sur une fin de non recevoir, si ce n'est d'être dévoré sans état d'âme. Qui déclarera l'ouverture de la chasse ?

Sur le lien ci-dessous, vous pouvez voir le documentaire "Ondes, science et manigances. Enquête sur la manipulation de la science par les industriels de la téléphonie mobile" en fin de page, 1ère vidéo parmi les 4 dernières :

http://www.blueman.name/Des_Videos_Remarquables.php?NumVideo=8318

Quelles utilisations peuvent-elles être faites de ces ondes ? La manipulation mentale par l'émission de certaines fréquences est prouvée. En dehors du danger sanitaire et des profits en jeu, nous pouvons douter des véritables intentions derrière le rideau magnétique de plus en plus opaque dans lequel nous nageons perpétuellement; et ceci depuis peu.

Le phénomène est démultiplié par l'épandage des chemtrails dont nous respirons les fines particules d'aluminium, et qui améliore la propagation des ondes dans l'air. Notre réceptivité en est décuplée, l'aluminium se stockant dans notre cerveau. Cet aluminium est partout, dans l'eau potable, l'alimentation, les cosmétiques, etc.

Je n'y vois pas qu'une erreur dramatique, mais une intention aux perspectives inquiétantes. Notre civilisation s'apprête à changer, de gré ou de force. L'orientation de ce changement est un enjeu mondial. Complot, pas complot, pourquoi, comment. Le contrôle des populations est un rêve chéri depuis l'aube des temps. La mondialisation des nouvelles technologies offrent des applications inédites dans l'histoire. Le croque-mitaine prend forme, comme les cauchemars d'Orwell et Huxley.

Il devient vital d'arrêter la mise en place de ces horreurs inhumaines, de lever le voile invisible qui tombe doucement sur nos vies et notre avenir. Une toile se tisse, et nous percevons à peine que nos mouvements commencent à être entravés.

dimanche 13 mars 2016

Le choix d'un inconnu

Un homme est debout, dans une pièce sombre, arme à la main, face à un autre homme allongé au sol.

- Tu sais ce qui va se passer. Un dernier mot ? Non ? Tu voulais parler pourtant. Je suis là maintenant, je t'écoute. Je suis désolé de ce qu'a pu faire mon collègue. Je le connais à peine. Il n'est pas très malin. On choisit pas sa famille comme on dit. Certes, techniquement il n'est pas de ma famille. C'est une façon de parler. Mais par la force des choses, on fait partie toi et moi de deux familles différentes, et lui il fait partie de la mienne. Alors je m'excuse. Au nom de qui ? De moi, de lui, des deux ? C'est compliqué. Je ne vais pas parler en son nom. Je ne le connais pas. Tu veux savoir pourquoi j'ai un flingue ? Il me l'a donné... pour que je te tue. Si je refuse, c'est lui qui me tue.


Quel choix ai-je ? Ta famille ne m'acceptera jamais, après ce qui s'est passé. Mon seul choix c'est lui. On n'y peut rien, ni toi ni moi. On savait que ça finirait mal. D'autres ont écrit l'histoire pour nous, en nous dressant les uns contre les autres. Diviser pour mieux régner. Au final, on s'entre-tue et eux gagnent. Une guerre des clans. Clan, c'est plus clair que famille. Un clan ou un camp. Mais là on ne choisit pas son camp, il est choisi à la naissance. Tu aurais sans doute voulu qu'on se rencontre plus tôt pour se parler comme ça. Moi aussi, mais c'est trop tard. Qu'est-ce que ça aurait changé de toute façon ? On serait devenus amis, et après ? Toujours cette histoire de famille. Ami ou pas, c'est le sang qui reste. Les miens préfèrent se taire. Certains affûtent leur haine. Une haine mêlée d'envie. Rien de beau ni de glorieux. On pourrait essayer de comprendre. A quoi bon ? Tu vois, on discute, et après ? Ca reste entre nous, entre ces quatre murs, gris et sombres. Personne ne nous entend. Ca me ferait tout de même plaisir que tu me répondes. J'ai entendu ce que tu as dit tout à l'heure, sur l'amour, la fraternité. Ca m'a touché. J'ai envie d'y croire. Ca les a fait rire, mais pas moi. Je m'excuse de ne pas avoir répondu, mais je ne suis plus qu'un soldat dans une guerre qui me dépasse. Courage et naïveté face à l'horreur. On la subira tous. Toi le premier. On nous fait croire des sottises, à toi comme à moi. Nos vies sont livrées au champ de bataille. Plus rien d'autre ne compte que tuer son ennemi. Tu vois, je suis armé. Pas toi, mais on est ennemi. Tu es une des premières victimes de la guerre. Maintenant que tu sais où on va... si je te donne cette arme, que feras-tu ? Que choisiras-tu de faire ?

L'homme pose son arme au sol.

- Ah, c'est vrai. Tu n'as plus le choix. Tu es déjà mort. C'est dommage. Il n'y a plus de place pour l'amour et l'intelligence. On sait ce qui va se passer. A la vie, à la mort. C'est l'escalade des représailles, de la vengeance, de la haine. Quand le sang aura cessé de couler, il ne faudra pas oublier de pendre les responsables. Oui, ils existent et ils méritent davantage de mourir que toi ou moi. On ne saura jamais si on pouvait vraiment vivre ensemble, si on pouvait atténuer nos clivages, si on pouvait laisser tomber nos prétextes à la haine, si la justice et l'équité avaient encore du sens. Notre chance est morte, tu es mort. Il ne reste que ma voix dans le silence, que la colère et la peur dans ma chair. Mais je respire encore. Quoi qu'il se passe dans le futur, je n'oublierai pas. Mes mains ne sont pas souillées de ton sang, mais ta mémoire hante désormais mes actes à venir. Des échos malveillants se propagent dans nos coeurs et nos esprits, au rythme des vies sacrifiées sur l'autel des fous. Est-il raisonnable de les ignorer contre vents et marées ? Tu as senti cette folie dans ta chair, et seule la mort y a mis un terme. Rien n'y a fait. Aucun de tes discours, aucune de tes croyances, aucune de tes suppliques. Il n'y a qu'une seule manière pour que cela ne se reproduise plus. Tu as fait ton choix, ta famille fera le sien en votre nom à tous, comme la mienne l'a fait pour moi. Nous sommes en guerre, et nous en faisons tous partie, bien malgré nous.

jeudi 5 novembre 2015

Fugue onirique, d'une réalité à une autre


Lovecraft, grand rêveur des profondeurs.

Je ne vais pas parler de mes explorations les plus fantastiques, car je n'en ai jamais pris note, contrairement à Lovecraft. Mes souvenirs en sont éparses et décousus. Je vais vous parler du rapport trouble entre rêve, imaginaire et réalité, en laissant de côté la psychanalyse névrosante de papa Freud, bien que son fantôme nous hante toujours. Ici, il s'agit de la retranscription plutôt fidèle d'une succession de trois rêves.

Le soir avant de me coucher, je m'étais mis à réfléchir à ma journée. J'avais annoncé à mon père l'abandon d'une perspective professionnelle. Cela faisait écho à de précédentes désillusions, et à une situation précaire qui s'éternise. Quel avait été son propre chemin de vie ? Vers où se dirigeait le mien ?

Je m'endors et commence à rêver. Les événements s'enchaînent jusqu'au moment où je me balade en compagnie de mon père. Miroir de la journée, il parcourt la ville et je le suis dans ses errances. Nous arrivons à hauteur d'une prison. L'air de rien, il m'entraîne dans une visite des lieux. Personne ne nous remarque, et nous pénétrons dans les couloirs communs aux prisonniers. Ils vaquent à leurs affaires, nous jetant à peine un regard. Nous ne devrions pas être là. Pourtant mon père persiste. Nous arrivons devant une sortie. Plusieurs personnes empruntent une porte protégée d'un digicode. Elle semble déboucher sur une gare fréquentée. Mon père profite du va-et-vient pour se faufiler à l'extérieur. Je lui emboîte le pas et remarque un garde de la prison qui nous observe. Il nous suit sans rien dire. Nous rejoignons la foule et nous apprêtons à quitter la gare. C'est alors que le garde décide de nous intercepter.
« Vous n'aviez pas le droit de circuler ainsi dans la prison, nous dit-il. »

samedi 6 décembre 2014

Conversation avec son imaginaire - 2/ Le Kay

Voici la suite des conversations imaginaires avec un des personnages issus du roman "L'Apocalypse d'Arkahn". Ici, un homme prénommé Le Kay.

Le Kay fut un acteur de premier rôle oeuvrant pour le changement, il y a très longtemps dans un empire galactique. Artiste, empereur, père, fils, paria, adoré puis honni. Il traversa les âges, les marquant d'une empreinte passionnée. Transcendant la mort, sa vie s'épanouit dans autant d'incarnations que de défis qui se présentent à lui. Il est un mythe, une légende, un souvenir polymorphe.

"Le Kay" pour un voyage dans l'espace-temps.

Je l'invoque, célébrité oubliée du fin fond des âges, idéal perdu dans nos mémoires. Il est déjà là, attendant l'ouverture de rideau annonçant son entrée en scène. Nous nous connaissons, un peu. Il est habillé simplement, en toge romaine, ses cheveux ondulant de reflets enflammés. Il s'approche, pieds nus sur un parterre d'herbes vertes sous un ciel bleu limpide, et engage le dialogue, avec un léger sourire.

lundi 29 septembre 2014

Conversation avec son imaginaire - 1/ L'amazone

En cette phase de transition troublée, il est temps d'invoquer des mémoires transcendant le temps et l'espace.

Projetons-nous dans l'espace infini.

Pour cela, je vais m'inspirer du triptyque "Conversations avec Dieu" de Neale Donald Walsch. Il s'agit d'une conversation imaginaire entre l'auteur et Dieu, sous forme de questions-réponses.

Je vais faire appel aux personnages qui ont inspiré mon roman, des personnages venus d'une imagination lointaine, ancestrale. Leurs aventures m'ont notamment suggéré l'article "Synchronicité abyssale". Les recherches modernes tendent à prouver que la notion d'espace-temps est relative, avec des perspectives quantiques vertigineuses. Si mes personnages imaginés sont les traces d'un passé antédiluvien, ils vivent donc encore dans des dimensions qu'il suffit d'entrouvrir.
Le thème de la conversation seront les tensions qui s'accumulent et devront se libérer. Les nations vibrent à l'unisson avec la Terre qui gronde et implose avec ses séismes et ses éruptions.

Imaginez et vous verrez, tel un visage qui se dessine dans les contours d'un nuage errant, ou dans l'ébauche d'un dessin.

samedi 14 décembre 2013

Les 10 principaux mensonges internationaux

Du cinéma comme on l'aime !

Ne pas savoir est une chose, travestir délibérément la vérité en est une autre. Main dans la main, la plupart des Etats du monde se sont entendus dans une version des faits mensongère.
"Le mensonge est une forme de manipulation qui vise à faire croire ou faire faire à l'autre ce qu'il n'aurait pas cru ou fait, s'il avait su la vérité."
Ou plutôt, le mensonge est un propos tenu pour "faire croire" une chose à son destinataire, alors que le locuteur la sait fausse.

A une telle échelle, il n'y a pas de mensonge gratuit. Savoir que l'on est trompé ne suffit pas à connaître la vérité. Pourquoi et dans quel intérêt ? Poser la bonne question est déjà un début de réponse. Voici les 10 principaux mensonges que les états cultivent unanimement :

1/ Le mensonge historique
Des origines de l'homme bien plus anciennes, aux savoirs mystérieux.

2/ Le mensonge énergétique
Des sources d'énergie imposées et des alternatives étouffées.

3/ Le mensonge agro-alimentaire
Privatisation des semences, de l'eau, et dangerosité des OGM.

4/ Le mensonge médical et sanitaire
Multiplication folle des facteurs pathogènes et gestion économique des malades.

5/ Le mensonge climatique
La propagande du réchauffement climatique cachant un bouleversement global.

6/ Le mensonge financier
Les finances publiques aux mains de banques privées.

7/ Le mensonge démocratique
Les oligarques au pouvoir.

8/ Le mensonge politico-médiatique
L'art de faire du cinéma une réalité à l'aide d'un monopole consensuel.

9/ Le mensonge judiciaire
La Justice compromise en haut lieu.

10/ Le mensonge d'intérêt général
L'intérêt particulier au premier plan.

dimanche 20 octobre 2013

Double dose de chemtrails


A quelles frontières s'arrêtent-ils ?

L'arrivée de l'automne a vu exploser l'épandage de chemtrails au-dessus de notre douce France. Pour rappel du phénomène, je vous enjoins à consulter ce précédent article : http://triaglon.blogspot.fr/2012/10/sur-la-piste-des-chemtrails.html

Depuis mi-octobre, ça quadrille sec et en quantité. J'ai vu, il y a quelques jours, deux avions voler côte à côte, en parallèle et parfaite synchro former deux belles lignes, qui ont été croisées en perpendiculaire par deux autres avions eux aussi en parallèle. Je n'avais pas encore vu ça à une telle échelle. Les chemtrails recouvrent le ciel nuit et jour. Cela semble être le cas pour une bonne partie de la France. Une urgence ? Quelle nécessité d'augmenter drastiquement les doses ? L'enfumage est total. On voit l'agitation, on voit la fumée, mais on ne peut qu'imaginer ce qu'on nous cache. Le silence assourdissant entourant une opération internationale d'une telle ampleur est impressionnant, que ce soit de témoignages d'insiders ou de prises en compte d'un phénomène visible par tous. La logistique nécessaire et la collaboration de la main d'oeuvre requise font penser à une opération impossible, et pourtant...

mardi 27 août 2013

Laisser une chance

Une fourmi est collée à mon vêtement. Ses mandibules semblent coincées dans les fibres. Je l'extirpe difficilement. Elle remue à peine. Une patte est coupée. Deux autres sont inertes. Dois-je abréger ses souffrances ? Dois-je lui laisser une chance ? Elle gesticule maladroitement à la surface du lavabo humide. Le temps d'une douche décidera de son sort...

Elle a récupéré, elle marche. Sa détermination lui a sauvé la vie. Elle s'envole, accrochée à une feuille blanche, dans la nuit qu'elle n'aurait jamais dû quitter.

Quelques soient nos intentions, dans le mystère de nos actes, et dans notre estimation du bien et du mal, il subsiste un doute salvateur. A l'écoute de ce doute, nous laissons le temps faire son œuvre. Il y a toujours une condition à la chance. Il nous appartient de l'exprimer en des termes qui nous permettent de l'entrevoir et de la saisir.

Pour laisser une chance, il faut l'imaginer.

samedi 3 août 2013

Musclons nos prières


Quand sa force ne suffit plus, il faut faire appel à quelque chose de plus grand.

Voilà mon constat, après une errance prolongée. J'ai fait l'erreur de me reposer sur les facultés à la mode qu'on nous exhorte à développer à l'excès. Tel un crabe violoniste, à la pince disproportionnée, nous déséquilibrons notre être et sa marche naturelle. Pire, nous normalisons les difformités sociales dans des équilibres illusoires.

 C'est ici la réunion des monstres ?

Pas facile de se transformer en calculatrice bodybuildée bien dans sa peau. J'ai oublié dans mes calculs l'amour et l'espérance. Nos performances explosent les compteurs, mais nous nous handicapons, et limitons nos autres potentiels.


Il y a une différence entre l'idéal et la réalité.

lundi 29 juillet 2013

L'Apocalypse d'Arkahn


Une couverture qui en jette !

    "L'Apocalypse d'Arkahn" est enfin disponible chez Terriciaë. C'est un premier roman contant la chute d'un Empire galactique né il y a 220 000 ans. Le jeune Arkahn participe aux tenants et aboutissants de cette chute, en quittant la colonie terrienne d'Atlantis, 20 000 ans avant notre ère. Cette Humanité antédiluvienne doit composer avec les conséquences d'une histoire oubliée depuis la nuit des temps. Voici venu le temps de l'Apocalypse !

Disponible en commande sur Amazon et consors :  

    Je vous en propose la lecture du prologue :

    La fin. Un magicien sans rêve dans une ultime représentation. L’amphithéâtre était aussi sombre que le cœur de l’homme qui en foulait les dalles dures et froides. Une inscription rayonnante faisait office d’étoile isolée dans des ténèbres sculpturales le long d’une impressionnante coupole. Elle était la prophétie improvisée d’un illustre renégat. Écrite dans une langue magique ancienne elle délivrait un message unique à chaque personne capable de la déchiffrer. Il en était capable, lui Oraguur le grand She Valieh Tori archibicaïniste maître de la Guilde Triaglonique. Après lecture, la première chose qui lui vînt à l’esprit fut d’invoquer une cigarette prête à fumer dont la toxicité apportait un plaisir suave. Il consumait volontairement une partie de sa vie en une douce lueur qui dévoilait impudiquement son inéluctable fin.
    Le fugitif voulait donc apposer une prophétie indélébile que tous les responsables impériaux seraient obligés de voir, et en premier lieu l’Empereur. Infiltrer le cœur du palais impérial juste pour cela était intriguant. Le fugitif était là, tapi dans l’ombre, à observer sa moindre réaction. Acteur et spectateur immobiles. Aucun d’eux ne souhaite rompre ce fragile état de grâce d’une parole malheureuse. L’Empereur avait ordonné à l’archibicaïniste d’effacer toute trace de cet homme. Hélas, il ne pourrait effacer cette inscription. La pierre du palais était inaltérable. Pourtant cet homme avait réussi ce miracle. Voilà comment il avait réussi à lui échapper jusqu’à maintenant, en enchaînant les miracles. Oraguur était le plus grand archibicaïniste de l’Empire et un homme résistait à ses tours prodigieux par des miracles imprévisibles. Il était temps que cela cesse. Mais pour qui ? La prophétie le déstabilisait par sa justesse. Elle mettait en lumière ses doutes les plus inavouables quant à l’action juste et l’avenir de l’humanité. Ses ambitions s'annonçaient condamnées à l’échec de son vivant.
   Le fugitif avait fait sombrer la galaxie impériale dans l’horreur et l’Empereur avait aujourd’hui l’occasion de tout remettre en ordre avec son aide. Pourtant l’avenir était sujet à caution malgré l’espoir concret d’une sortie des ténèbres. Son expérience séculaire l’affirmait.
    La cigarette arrivait à sa fin. Le grand sorcier la jeta à ses pieds et l’écrasa pour l’éteindre. Le fugitif avait été son ami. Il avait été aussi empereur. Mais ses crimes étaient impardonnables, quelles qu’en soient les raisons. Tous les citoyens impériaux avaient été personnellement touchés par les tragédies innommables engendrées par cet homme, sans compter les chiffres astronomiques des pertes humaines. Toute la galaxie était à feu et à sang. 

vendredi 5 avril 2013

Vers un autre Ordre Mondial


Échouage en terre inconnue.

Beaucoup parmi nous désirent un changement radical. Le changement est là, progressif, rapide. Oubliez les dates, les prévisions comptables. Le système vacille. Différents rouages le tiennent encore en équilibre précaire. Par petites touches, on ôte les sécurités qui le maintiennent afin qu'une simple chiquenaude suffise à provoquer sa chute au moment désiré. De loin, on le voit encore fièrement dressé au-dessus du vide. De près, il y a de quoi s'inquiéter.

On fait des paris. Quelle corde va lâcher prochainement ? Laquelle fera perdre son équilibre à l'ensemble ? Un vrai mikado géant.

Le changement, c'est maintenant. Chez chacun de nous. Quel seuil de lâcher-prise général est nécessaire ? Aucune idée. On tient vaguement les cordes, par principe, par habitude, par crainte. On ne sait pas quoi faire d'autre. On regarde ses voisins. Quelques uns lâchent sans résultat probant, d'autres s'agrippent comme si leur vie en dépendait. C'est exact, d'une certaine manière, mais est-ce la meilleure manière ?

Nous sommes sur le même bateau. Le capitaine a abandonné le navire depuis la dernière escale avant la tempête. Un esclavagiste qui se faisait passer pour un humaniste défenseur de la veuve et de l'orphelin. Il les a vendus ces deux-là, discrètement quand l'occasion s'est présentée. Pour le moment, ça va, on flotte, entre deux eaux. On brique le pont, on regarde les voiles se gonfler sous l'effet de la tempête à venir. Le gouvernail est bloqué, pas moyen de faire demi-tour. On se demande si la tempête va s'évanouir comme un mauvais rêve, mais elle grossit à vue d'oeil.

On dérive à la faveur des vents. L'océan est agité. La houle enfle. Toute cette eau. La profondeur est obscure, insondable. Les humeurs créent le courant qui nous emporte.

Quel impact avons-nous sur les éléments ? Il ne reste qu'à prier en attendant. Certains tentent de redresser en vain le gouvernail. Ils s'épuisent et risquent de le casser. De toute façon, en l'état il est inutilisable. D'autres ont plongé pour l'examiner sous l'eau. On les a perdus de vue. D'autres observent et réfléchissent à ce qui le bloque. D'autres font comme si de rien n'était. D'autres préfèrent s'enivrer. Le capitaine avait peut-être prévu le coup, et l'a lui-même saboté. Mais pourquoi ? Pourquoi perdre son navire et sacrifier son équipage ? Certains l'ont vu discuter avec des inconnus louches. Il aurait été payé pour ça. C'est un esclavagiste après tout, pas un enfant de coeur. Certains rêvent de liberté. S'ils survivent à la tempête, le bateau serait à eux.

Drôle d'histoire. On ne sait pas comment elle finit. Il faut déjà la vivre pour la raconter. Les gouttes se rejoignent en un fleuve qui se jette dans l'océan. Les sources doivent jaillir pour alimenter le fleuve. Les eaux endormies doivent se réveiller. La pureté des sentiments doit inonder la terre salie.

Pensez à la mémoire de l'eau. Sa cristallisation montre l'importance des sentiments dont on la charge. Si nous voulons un monde meilleur, il faut penser à un monde plus beau. Il faut harmoniser ces sentiments en une force générale qui cristallisera nos aspirations. Les religions utilisent ces principes, leurs prières et leurs symboles manifestent leur pouvoir, les grandes civilisations se sont appuyées sur elles.

Aujourd'hui, il faut centrer nos intentions en une nouvelle force. Il faut formuler nos voeux, accorder nos violons et entonner une ode parlant d'un avenir commun. Pour le moment nous sommes encore divisés, entraînés par les torrents tumultueux de nos passions respectives. Nous nous chargeons d'une vigueur personnelle qu'il faut à présent mêler à un flux plus grand, plus fort.

Chacun d'entre nous a cette force en lui. Quelle intention la guidera ? Quel courage ? Quelle détermination ? Nous sommes faits d'eau, nos corps l'orientent, nos gènes la composent en un être conscient et libre. Il ne tient qu'à nous de saisir cette liberté, le poing levé envers et contre tout ! Notre corps n'attend qu'un geste, qu'une intention. Exprimons-nous ensemble pour porter une voix au-delà du désordre et du tumulte. Le fleuve rejoindra l'océan, d'une manière ou d'une autre, quelques soient les obstacles. L'océan ne nous engloutira pas, nous nous y jetterons et le purifierons !

Nos enfants s'abreuveront à une source pure, une source qui leur donnera force et vigueur pour construire un avenir qui ait du sens, le leur ! Et pas celui de qui que ce soit d'autre, qui ne verrait chez eux qu'une gène ou une marchandise. Le fruit de nos entrailles se répandra sur une terre, en harmonie avec les forces qui la régisse. Nous leur lèguerons les moyens dont on nous a dépossédés. Conscients et responsables, ils marcheront vers de nouveaux horizons, libres et confiants !

 Qu'un cœur céleste inonde les vertes prairies de nos espoirs !

mardi 26 février 2013

Synchronicité abyssale - Imaginaire des hommes et des dieux, de la Déesse Mère à la Bonne Mère

Bien que cela soit un peu prématuré, je vais me lancer dans un exercice périlleux en tentant d'agencer les dernières synchronicités à ma disposition. C'est à travers son propre prisme que la vérité rejaillit.

Commençons par la tendance du moment : l'Apocalypse.
 
On s'éclate !

Pour fêter la soi-disant fin du monde datée au 21/12, M6 diffusait le film 2012. J'y ai vu des détails de synchronicité qui m'avaient totalement échappé à la première lecture. Un des acteurs compare la Terre à une orange, comme je le fais dans un de mes articles qui faisait suite au tsunami japonais. Curieusement, le personnage principal est un auteur de science-fiction, comme moi. Mais je me dis que la coïncidence n'est pas suffisante. C'est alors qu'il donne le titre de son roman "Adieu Atlantis". Ce sont les mots exacts employés à la fin du second chapitre de mon roman "L'Apocaplypse d'Arkahn"... J'aime provoquer les synchronicités, je me dis donc que lui est un auteur connu, et moi non. Que nenni, on apprend alors que son livre est à petit tirage et que son auteur est quasi inconnu. Grâce à la synchronicité, l'ouvrage est un des rares à survivre au cataclysme. Son oeuvre sera utile à travers l'espace et le temps. J'y vois un message d'espoir et d'encouragement. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

vendredi 22 février 2013

Marseille 2013, capitale du WTF ?!

Petit tour à l'espace Bargemon, près de la mairie de Marseille et des vertes eaux du Vieux-port.

Des grecs aux clochards, il restera toujours un côté barbant.

Après quelques cultureries stylisantes, je descends dans les bas fonds du Lacydon. Un grand panneau annonce la bienvenue avec différents affichages. A sa gauche, un grand soleil avec un œil au centre irradie de sa taille respectable.

Un œil ? Allons, faisons fi de nos illumaniteries habituelles. Le panneau de bienvenue m'intrigue. Un petit chien en laisse, à l'air apeuré, et une citation qui dit que nous sommes tous le chien de quelqu'un d'autre. Ah ? Sur la droite, le petit chien chie sur le monde... Le message serait-il "Tous en laisse pour chier malgré nous sur le monde" ?

A gauche, un homme avec béret et baguette de pain nous regarde satisfait. Il est écrit "Petit français". Ah... Serait-ce un effet de miroir avec le public venu admirer cette ode à Marseille et son histoire ? Nous sommes à mi-chemin entre l'insolence et l'insulte. La ville se gausse-t-elle d'organiser une telle expo pour ses citoyens sales et idiots, à l'esprit étriqué et chauvin ? Ah non, cela doit être de l'auto-dérision à l'attention de nos amis touristes. Imaginez qu'on aille voir une expo à New York avec un cowboy scandant "Con de ricain !". Ce serait caustique, non ? Les américains sur place crieraient au génie... ou pas.

Au-dessus, l'accent est mis sur une contre-plongée audacieuse avec un pied au premier plan. "Le talon d'Achille, c'est l'euro" nous fait-on lire. La capitale européenne de la culture 2013 critique-t-elle ouvertement le fondement économique de l'union ?

Le clou du spectacle est à l'extrémité gauche. "Dormez, tout va bien." Un homme crache une gerbe de sang. Ok, bravo. Où est la sortie ? Que j'aille dormir chez moi, à l'abri de mes illusions franco-françaises, loin des saloperies glissées dans notre pain et des idées collées à notre béret, loin des relents de franc-maçonnerie et autre mondialiserie spiritualo-puante. Boire un pastis pour oublier la mafia qui étouffe le port, et nos élus, rois des voleurs avec leur cour de parasites nonchalants qui paradent entre chantiers, gangsters et monceaux d'immondices. J'ai dû rêver. Où est la sortie, nom de dieu !?

Une célébration houleuse.

mardi 12 février 2013

Abdication papale, institutions à la dérive

Benoît XVI démissionne. Il renonce à sa tâche pour raisons de santé. Fait sans précédent depuis six siècles.

"La dernière démission effective d'un pape remontant à la fin du Grand Schisme (1414) et à l'abdication de Grégoire XII. En 1410, la chrétienté était alors partagée en trois obédiences : celle de Jean XXIII, celle de Benoît XIII, et celle de Grégoire XII."

La dernière démission impliquait un Benoît XIII. Seize, treize... Elle annonçait une mutation de l'Eglise. Malgré la rareté du fait, un autre Benoît, Benoît IX, a démissionné de sa fonction. Il faut dire qu'il n'était pas le plus à même de tenir le rôle d'un père de l'Eglise :
Albéric III obtint l'élection de son fils, futur Benoît IX, à l'âge de dix-huit ans, en corrompant le clergé. Il s'assura qu'un autre de ses fils aie le gouvernement civil de Rome.
Selon Raoul le Glabre (Histoires, IV, 5), il aurait douze ans à sa montée sur le trône pontifical.
 Pour Benoît XII, le péril ne venait pas du Qatar mais des Cathares.